projet minerva : détrôner harvard en se servant d’internet

Logo du prix Minerva

Logo du prix Minerva

Lancé en avril dernier à San Francisco, le projet Minerva se présente tout d’abord comme un prix, le prix Minerva. Il récompensera chaque année d’une dotation de 500 000 US$, un professeur à l’origine d’une innovation pédagogique et éducative « extraordinaire » voire révolutionnaire. Selon Ben Nelson, fondateur du projet et ancien cadre chez Snapfish, l’on a trop fait l’éloge des chercheurs en éducation, sans valoriser suffisamment le métier d’enseignant en lui-même, l’art et la science de la transmission du savoir. Le Dr. Roger Kornberg, prix Nobel de chimie en 2006, préside le premier lancement de ce prix qui aspire à devenir le Nobel de l’éducation. Dans la vidéo ci-dessous, il souligne l’importance de promouvoir l’excellence dans le domaine de l’enseignement.

Les candidatures sont ouvertes depuis le 22 avril. Les projets qui ont le plus de chances d’être sélectionnés sont ceux qui se sont démarqués par leur côté innovant, leur impact direct et indirect sur les étudiants et sur leur domaine de faculté, mais aussi leur capacité à s’ériger en véritable source d’inspiration pour les autres, en améliorant l’expérience d’apprentissage.

Pour être nominé, il faudra notamment avoir une expérience (présente ou passée) dans l’enseignement supérieur, être à l’origine d’une innovation pédagogique ayant fait l’objet de nombreuses publications dans le domaine, et accessoirement, être encore en vie. Les candidatures sont à déposer en langue anglaise jusqu’au 30 novembre 2013 inclus, sur le site de la Minerva Academy.

Former l’élite de demain exclusivement sur internet

Cependant, si le projet Minerva fait autant parler de lui, c’est parce que derrière le prix Minerva, se cache un projet d’une bien plus grande envergure,  celui de la création d’une université d’élite virtuelle, qui rivalisera avec les grandes universités américaines. La première promotion de 200 à 300 étudiants sera triée au peigne fin, la Minerva Academy souhaite attirer les meilleurs étudiants du monde. Ces étudiants devront, pendant les quatre années de leur formation, s’expatrier successivement dans un total de six pays. Ben Nelson a déjà réussi à lever 25 millions de dollars auprès de la société de capital-risque Benchmark, qui a également soutenu des start-ups comme eBay et Instagram. La rentrée est prévue en 2015.

Je vous aurais bien impressionnés en me lançant dans une analyse du nom et de la devise de ce projet, si seulement mes compétences en latin n’étaient pas si désolantes. Mais pour rattraper le coup, je vous propose de lire aussi les articles suivants :

Publicités