5 changements majeurs dans l’éducation d’ici 2020

[Photo: Flickr user Wonderlane]

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Mine de rien, 2020 c’est dans moins de cinq ans, et déjà Fast Company a demandé aux dix entreprises les plus innovantes du secteur éducatif quelles seraient les grandes tendances du secteur d’ici 2020. Voici ce qu’il en est ressorti (Cliquer pour lire l’article original) :

Les étudiants interagiront à distance

Joe Williams, directeur exécutif du Democrats for Education Reform (États-Unis) s’étonne que les salles de classe aujourd’hui ressemblent exactement à ce qu’elles étaient il y a 30 ans. Il prédit une évolution vers l’individualisation de l’instruction. La directrice exécutive de la EdCamp Foundation, Hadley Ferguson, partage son point de vue : « Les élèves iront au-delà des murs de leur salle de classe pour entrer en contact avec d’autres élèves, d’autres professeurs et auteurs de renom, avec des scientifiques et des experts pour améliorer leur apprentissage. »

La réussite de l’enseignement reposera toujours sur des enseignants qualifiés

Selon Shannon May, co-fondatrice de Bridge International Academies, ce sont les besoins en matière d’éducation qui impulseront le changement technologique, et non la froideur de la technologie qui prendra le dessus sur l’éducation. Pour Jake Schwartz, PDG et cofondateur de General Assembly, les avancées technologiques en matière d’éducation montrent aussi leurs limites : « Le facteur humain est toujours important ».

Les diplômes seront perçus différemment

Avec la montée du chômage et les coûts faramineux des institutions prestigieuses, l’image de marque et l’attrait des diplômes évolueront [Lire aussi : « e-learning : les diplômes seront-ils remplacés par des badges ? »] Selon Jake Schwartz, « le secteur évoluera vers des programmes basés sur les compétences et vers une compétition plus agressive entre les étudiants. » Shannon May, qui est du même avis, ajoute que les diplômes sont aujourd’hui ce qui certifie que l’on a appris, que l’on a passé x années dans un établissement. En revanche, ils ne certifient pas qu’une compétence professionnelle a été acquise. Il est donc très probable que les institutions éducatives mettent en avant des certifications plutôt que des diplômes, plus intéressantes pour les recruteurs.

Les étudiants auront voix au chapitre

Pour Kirsten Saenz Tobey, co-fondatrice de Revolution Foods, le système éducatif traditionnel ne place pas l’élève au centre, son bien-être n’est pas le pivot de toute l’institution. Elle décrit un management par le haut, qui ne prend pas en considération les besoins et avis des élèves et de leurs familles. Et pourtant, l’innovation commence par là.

Les éducateurs et les institutions de l’Occident seront obligés de s’adapter

D’ici 2100, plus de la moitié de la population mondiale vivra en Chine, en Inde et en Afrique. Comme le dit Shannon May, les biens et services en matière d’éducation ne seront plus conçus pour répondre aux besoins de l’Occident, mais pour répondre à une demande mondialisée chinoise, indienne et africaine.

 

L’avis d’esukudu : Les dinosaures occidentaux doivent apprendre à s’adapter vite pour pouvoir suivre le rythme, car contrairement à l’Afrique, tout n’est pas à construire mais à reconstruire. Les freins au changement sont multiples et dissuasifs.

 

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