12 juin : un boulot, des gosses, du chocolat… Le rêve ?

Nous sommes le 12 juin 2016, c’est la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants et je suis à New York depuis bientôt deux semaines. On est dimanche matin et je viens d’avoir 29 ans, autrement dit, je n’ai pas vraiment dormi de la nuit. Cette nuit, deux gamins ont pris leurs fusils (oui, dans ce pays, les mômes ont des fusils) et sont allés dans un bar LGBT d’Orlando, en Floride, pour massacrer une cinquantaine de jeunes. Ils ont fait ça, à une heure où ils étaient censés être au lit. C’est fou ce que des gosses sont capables de faire. Et je ne parle pas que des Jordan Air Max dans les sweatshops du Bangladesh.
Le frère de ma grand-mère avait un bon travail à Orlando. Il me semble qu’il était à l’ONU. Il avait une maison immense, ses portables n’arrêtaient pas de sonner, il gagnait beaucoup d’argent. Il n’a pas été tué par des jeunes, lui. Ni par les rapports de l’OIT sur le travail des enfants. Mais il a été emporté par une maladie qu’on appelle chez nous « le mauvais sort », « la sorcellerie » : un cancer. On n’a jamais trouvé le coupable.
Ma seule réaction pour le moment, est une image pleine de sarcasme sur le travail, les enfants et le chocolat. Et je continue à écrire une série sur les dérives de la foi.