à propos

La petite histoire

Papa a grandi dans un charmant village en pleine forêt équatoriale, où il vivait, heureux comme tout, dans une extrême indigence. Adolescent, un pasteur lui a tendu la main, pour lui offrir la chance d’aller s’instruire en ville (et de s’offrir sa première paire de chaussures). Des chasseurs de tête à la peau claire ont, un jour, été frappés par son aisance en mathématiques et voilà qu’ils embarquèrent mon père avec eux, par delà les mers. C’est donc ainsi que l’avenir de Papa s’est inscrit dans l’école, et aujourd’hui, tout le village acclame l’ingénieur en mécanique et en génie civil qui construit ponts et chaussées à travers le pays. Cet homme revient de loin, et si l’école a été, pour lui, le chemin, j’estime que c’est à mon tour, maintenant, de construire des routes. Le projet « esukudu » érigera en institution, l’acte initial de ce pasteur : une main tendue à l’Élite souterraine ; acte sans lequel, constatai-je étudiante, je n’aurais pas existé. Mais ce n’est pas tout. Pour en savoir plus sur l’ambition de ce blog, cliquer iciou encore ici.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’autrice

Je m’appelle J • Wamal, et je suis une artiste autrice (Jo Güstin) et une professionnelle du marketing diplômée de l’école HEC Paris. En classe de Seconde, au Cameroun, j’étais une élève studieuse qui cumulais les profs particuliers : en vain, car je stagnais entre 8 et 9 de moyenne générale. J’ai dû redoubler ma Seconde en France, et durant mes trois années de lycée, ma moyenne trimestrielle côtoyait les 17/20. J’étais restée la même personne, avec quelques soucis de santé en plus, l’hiver européen, les chocs culturels et ma famille qui me manquait ; mais étrangement, ma performance scolaire n’en avait pas pâti. Au contraire, elle était meilleure que jamais.

En changeant de système éducatif (ne pas y voir un éloge à l’Éducation Nationale française, de grâce), j’avais changé ma destinée. Mes bonnes notes ont gonflé mes ambitions et ma confiance en moi. Alors qu’au Cameroun, j’essuyais des 3/20 en physique, en France, en classe de Seconde, je donnais des cours de physique à des élèves de Terminale. Après le bac, j’ai choisi de faire du stretching cérébral : deux années magiques en classes préparatoires, à l’issue desquelles j’ai intégré HEC. Forcément, un tel parcours m’a rendue très sensible aux questions d’éducation et de pédagogie : certains systèmes éducatifs font croire aux uns qu’ils sont des génies, et aux autres qu’ils sont des cancres finis. Il y a quelque chose qui cloche, j’ai voulu y voir de plus près.

Alors, j’ai créé ce blog en juin 2012, tout premier projet de mon entreprise P:S • Arts & Entertainment qui accompagne des projets créatifs sur les plans marketing et éditorial. Ancienne cheftaine scout, j’enseigne l’allemand et l’anglais depuis 2007 : éduquer est véritablement une passion.

 

Publicités